Tout ce que vous devez savoir pour vous débarrasser des mauvaises herbes au jardin:

Par technique de désherbage

 
 

Séneçon

Senecon
Le séneçon est assez discret : on ne remarque pas toujours les premiers pieds, de petite taille au printemps. Malgré sa petite taille, cette plante est une véritable "usine à graines" et on se retrouve vite envahi !

EN SAVOIR +

 

Pourquoi désherber?

Pourquoi désherber?

Au jardin, le désherbage est indispensable pour des raisons esthétiques, bien sûr, mais aussi pour limiter la compétition entre les mauvaises herbes et les plantes cultivées. C’est aussi un moyen de prévenir les attaques de maladies et certains problèmes de santé publique.



1. CONCURRENCE POUR L’ACCÈS AUX RESSOURCES

Au potager, dans les massifs ou au milieu du gazon, la concurrence est vive entre les végétaux. Dans cette compétition pour accéder à l’eau, aux éléments nutritifs et à la lumière, les mauvaises herbes ont souvent le dessus sur les plantes que le jardinier souhaite voir pousser. Le meilleur moyen de favoriser ces dernières est d’éliminer le plus tôt possible les espèces indésirables, dites adventices.
 
img2
 

2. BAISSE DE QUALITÉ ET PERTES DE RÉCOLTE

 
Si l'on s'en tient au potager, les mauvaises herbes ont tendance à passer au-dessus des cultures de petite taille et à leur faire de l’ombre, surtout lorsque la couverture végétale de ces dernières n’est pas très dense. C’est par exemple le cas des légumes, des plantes aromatiques et des fleurs. Le résultat ? Une diminution de la qualité et de la quantité des récoltes.
 

3. INVASION DES CULTURES

 
Parmi les mauvaises herbes, les plus redoutables sont les vivaces, qui se multiplient à partir de leurs parties souterraines (racines, rhizomes…). Leur vitalité est telle que, sans l’intervention du jardinier, elles peuvent rapidement prendre le pas sur les cultures ou les plantations. Des espèces, comme la renouée du japon, sont tellement invasives qu’elles empêchent les espèces locales de se développer. Certaines graines sont capables de rester en dormance pendant de longues années (40 ans pour le Plantain, 100 ans pour le Coquelicot) et prolifèrent dès que les conditions sont favorables.
Il existe une liste de plantes envahissantes dites « Pestes végétales » qui contribuent à dégrader la biodiversité. Y figurent par exemple : la berce du Caucase, arbre aux papillons, herbe de la pampa, renouée du japon, balsamine de l’Himalaya., …
 
img2
 

4. RISQUE SANITAIRE

Les plantes adventices constituent parfois un foyer de parasites. Les pucerons peuvent se développer sur plus de 200 plantes différentes. D’autres servent à la nidification des acariens et des aleurodes. Certaines servent de relais pour les champignons microscopiques, qui provoquent des maladies cryptogamiques, comme l’oïdium, le mildiou ou la rouille.
 
img3
 

5. DÉGÂTS SUR LES CONSTRUCTIONS

Certaines plantes indésirables aux puissantes racines ou aux lianes envahissantes, comme le lierre par exemple, peuvent en quelques mois endommager les allées et chemins qui peuvent devenir dangereux pour ceux qui les empruntent. Elles peuvent également fragiliser murs, murets, crépis de façade et bâtis.
 
img2
 

6. PROBLÈMES DE SANTÉ

 
Parmi toutes les mauvaises herbes, certaines présentent un caractère toxique qui peut mettre en jeu la santé des populations. C’est le cas en particulier de l’ambroisie, dont les pollens sont très allergisant pour près de 10% de la population. C’est pourquoi on conseille d’intervenir sur ce type de plantes le plus tôt possible afin qu’elles n’aient pas le temps de fleurir. La Morelle noire ou la belladone comportent des baies toxiques pour l’Homme et de nombreuses plantes urticantes comme les orties, chardons, berce, …