Le paillis (ou mulch) consiste à déposer
sur le sol une couche de matériau qui va le protéger des
températures extrêmes, limiter l’évaporation et intercepter les
rayons du soleil. Résultat, privées de lumière, les graines de
mauvaises herbes ne lèvent pas, les arrosages sont moins nombreux
et les cultures sont protégées des chocs thermiques.
Les paillis organiques sont constitués d’éléments d’origine
végétale (écorces, fibres, pailles…), faciles à étaler et qui
finissent par se décomposer, enrichissant ainsi le sol comme un
engrais de fond. C’est un moyen à moyen terme de nourrir le sol
progressivement.
Paillis du commerce ou paillis maison
On en trouve différentes
sortes dans le commerce : paillettes de chanvre, coques de
sarrasin, de coco ou de fèves de cacao, écorces de pin, … Selon
leur nature, leur couleur ou leur granulométrie, ils seront
destinés aux massifs ou au potager.
Il est possible de fabriquer soi-même son
paillis à partir des tontes de gazon, de feuilles mortes ou de
tailles broyées. Attention toutefois à ce qu’il se décompose et ne
pourrisse pas. Il risquerait alors de former une barrière qui
bloquerait l'eau et l'air.

En litière épaisse

Les paillis organiques doivent être
étalés sur un sol déjà désherbé d’une épaisseur d'au moins 5
cm, et jusqu'à 10 cm, ce qui représente un volume important sur une
grande surface. Cette façon de prévenir les germinations de
mauvaises herbes peut s'employer au pied des haies, dans les massifs
et au pied des cultures potagères
pérennes (rhubarbe, fraisiers, etc.).

Efficace, mais pas infaillible
Comme toute méthode alternative, le
paillage organique ne garantit pas une protection à 100%
contre l'apparition d'herbes adventices. Poser un paillis sur un
sol infesté de chiendent ou de liseron ne règlera pas le problème, ils pourront
traverser le paillis (C’est pour cela qu’il faut retirer les
mauvaises herbes avant sa mise en place). Par ailleurs, certaines
mauvaises herbes comme les pissenlits
arrivent à lever sur le paillage lorsqu'il est humide. D'autres
peuvent ramper dessus et y faufiler leurs racines, avant de le
coloniser, à la façon du lierre
terrestre. D’où le choix d’un paillis à granulométrie fine qui sera
plus difficile à traverser par les herbes car plus compact.

EN SAVOIR PLUS :
>
Notre conseil jardinage : "Nos astuces pour un paillage
durable"
>
Notre dossier : "Le paillage au jardin : à chaque zone son
paillis"